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Corps et Gestalt- Thérapie

La vision « Psycho-Corporelle » de la Gestalt-Thérapie en fait une approche originale et systémique.

https://www.dunod.com/livres-chantal-masquelier-savatier

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Le corps : réceptacle de l’histoire de la vie

C’est en 1838, avec la complicité de sa veuve, que François-Auguste René, Vicomte de Chateaubriand, fit publier un recueil des pensées de Joseph Joubert (1754 – 1824). Cette oeuvre posthume, qui rend hommage à ce moraliste essayiste est un recueil de réflexions interrogeant entre autre la nature humaine et sa complexité. Ce qui interpelle, au-delà de la satisfaction intellectuelle de penser le monde qui nous entoure, c’est son style communément aphoristique qui échenille au travers d’illustrations pragmatiques des réalités subjectives. La citation suivante en est un exemple criant et une forme de consécration stylistique : « Le corps est la baraque où notre existence est campée ».

A l’instar des phénoménologues, au-delà de subjectiver le corps, Joubert va plus loin et le formalise en réceptacle architectural fragile, provisoire et éphémère. Un espace où l’on range parfois les outils et que l’on affuble de l’adjectif « vieille » pour en décrire les effets du temps. Ou au contraire un lieu de repos collectif, quand les baraques font légion et désignent un camps provisoire pour les forces militaires. Quoi qu’il en soit la symbolique où s’opposent force et fragilité n’est me semble-t-il que le reflet d’une réalité plus intime, celle d’une opposition philosophique entre dualiste et moniste sur la perception relationnelle entre l’âme et le corps.

Malgré la fragilité du contenant, Joseph Joubert semble donner plus de crédit et de force à notre existence. Un peu comme si les vicissitudes de la vie nous obligeaient à bien nous planter dans cette cabanes fragile et forte à la fois. Et à l’image du Roseau de Jean de La Fontaine (livre 1 , fable 22), plier mais ne pas rompre, s’adapter pour ne pas se perdre en résistances inutiles et épuisantes. Un peu comme si ce corps à l’apparence si fragile faisait réceptacle aux agressions des vents mauvais. D’ailleurs Chopenhauer ne fait que confirmer ces combats perpétuels au travers de sa vision philosophique réaliste de la vie : “La vie d’un homme n’est qu’une lutte pour l’existence avec la certitude d’être vaincu”.

Cette baraque au fil du temps, devient à l’image des grands temples de l’histoire, une bibliothèque où chaque ouvrage est le récit des aventures d’une vie pleine et entière. Mais se serait illusion de croire que dans chaque oeuvre rangées et classées, il ne reste pas sur-lignés au crayon noir les douleurs et souffrances qui font qu’une aventure mérite d’être vécue.

En dérivant dans les allées de ce temple de la vie, on tombe parfois sur une oeuvre plus intime, cachée dans les réserves, dont les annotations réveillent des combats difficiles à conter. Ceux qui marquent un corps dans toute son épaisseur, au point de l’enfouir au plus profond de l’âme.

Réveiller ces douleurs, ces blessures, est un art qui demande une bienveillance à toute épreuve et une inconditionnalité de l’être dans l’expression de l’histoire de cette souffrance. C’est revivre le combat dans l’assurance, enfin, de s’en sortir un peu moins blessé. C’est un peu comme gommer les coups de l’âme, les cicatriser pour mieux reprendre le cours de sa vie.

La psycha-boxe qui est l’art du combat atténué, pour permettre au corps d’exprimer ses blessures, se donne pour mission ce travail d’introspection. Conscientiser un vécu difficile dans un cadre bienveillant, c’est se donner l’occasion de se libérer des tensions qui fragilisent les fondements de cette cabane qui nous fait corps.

Jean-Claude Toquin

Systémicien des organisations et de la famille Spécialise des violences intra-familiales

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Psycha-Boxe une autre approche de la violence….

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Piaget – Wallon – Freud

https://www.scienceshumaines.com/l-intelligence-de-jean-piaget-aux-neurosciences_fr_41836.html
https://www.scienceshumaines.com/henri-wallon-s-opposer-pour-grandir_fr_40534.html
https://www.scienceshumaines.com/sigmund-freud-1856-1939-les-trois-sources-de-la-psychanalyse_fr_22577.html
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Pourquoi l’Histoire est un éternel recommencement ?

Je crois profondément que le propre de l’homme s’organise autour de trois éléments évolutifs fondamentaux : 

  • La conservation d’une rectitude bipédique et les conséquences anatomiques qui en découlent. 
  • Le développement d’un processus inconscient favorisant la structuration d’un système psychique cohérent. Par l’intermédiaire du rêve, l’homme peut par exemple, atténuer l’hégémonie de son stress, et ainsi, permettre l’éclosion d’un système cognitif basé sur le doute et l’expérimentation plutôt que sur des réflexes de survie.
  • La capacité à élaborer un système structurant externalisé transférentiel à son image.

Cette  dernière spécificité me semble un élément prépondérant dans la compréhension du fonctionnement humain et sa faculté inconsciente à reproduire sans cesse, les mêmes mécanismes tout au long de l’Histoire de l’humanité. Pourtant, le système structurant externalisé finalise la transition de l’animalité à l’humanité. Sa fonction fondamentale est d’inhiber les inquiétudes métaphysiques nées de la réflexion de l’existence (angoisse). 

Nous faisons appel à deux formes de système externalisé :

  • Le système structurant externalisé normatif : il s’appuie sur la croyance d’un être sur-naturel, d’une personne dont on a magnifié les exploits ou d’une entité métaphysique. Le respect des dogmes qui structurent cette croyance permet d’accéder à une vie post-mortem idéalisée à l’image des entités vénérées.
  • Le système structurant externalisé collectif : il répond à une structuration sociétale au travers d’une perception sociale, économique, politique, philosophique dans le but d’atteindre une forme de bonheur ici et maintenant.

Ces deux systèmes peuvent exister séparément. Mais ils peuvent aussi se compléter et se complaire ou s’opposer violemment. 

Un système structurant externalisé normatif peut se transformer en système structurant externalisé collectif. On peut dire qu’il y a confusion entre croyance et structuration socio-politique. Inversement, si le système structurant externalisé collectif se transforme en système structurant externalisé normatif, cela signifie qu’un petit groupe d’individus représentatif d’une idéologie sociale s’est imposé par l’intermédiaire d’une structuration économique et politique idéalisée pour le bien de tous.

Quel que soit le système structurant externalisé mis en place, il définit l’homme dans une dépendance transférentielle qui va lui permettre d’évoluer socialement et d’atténuer ses angoisses existentielles. La conséquence d’un tel mécanisme va définir l’ensemble de nos relations aux autres et au monde au travers d’un mécanisme : le transfert positif ou négatif. Socialement, ce processus inconscient se traduit par une hiérarchisation des individus dans une configuration pyramidale. 

L’Histoire est jalonnée de figures emblématiques (Chefs, Seigneurs, Rois, Reines, Empereurs, Impératrices, etc…) qui ont structuré nos civilisations. Les idéologies sociales, économiques ou politiques ne sont pas en reste. Elles forment la grande Histoire du monde. 

Quelle que soit la civilisation ou l’époque, il découle de chaque organisation sociale, une classification des membres qui la constitue en deux catégories : les élites et les autres. Même quand l’idéologie politique se voulait égalitaire, elle distinguait ceux qui appartenait au « parti » et ceux qui en étaient les opposants. Cette dualité est constante et structure nos civilisations jusqu’à maintenant. 

La révolution française est l’exemple le plus spectaculaire. Ce moment de l’Histoire va bouleverser notre perception de l’humanité, du monde et la configuration du pouvoir. Nous pouvons, dans un premier temps, parler d’un changement de paradigme. Les privilèges ont changé de mains et le peuple a repris la maîtrise de son destin en désacralisant la figure royale. Nous sommes tout simplement passé d’un système structurant externalisé normatif à un système structurant externalisé collectif.

La configuration pyramidale de la société a changé de clan (bourgeoisie) sous couvert d’une déclaration des Droits de l’Homme et du Citoyen. Après plus de deux siècles et le recul nécessaire pour en faire le bilan, notre société n’a structurellement pas changée. Les financiers ont remplacés la noblesse, et les politiques le clergé. Les gilets jaunes sont une représentation sommaire du tiers état, encore en capacité d’exprimer leurs mécontentements avant de sombrer dans la pauvreté. En conclusion, nous avons mis plus de deux cents ans pour faire un changement adaptatif et refaire une boucle.

Notre problème n’est pas le système en lui-même car aucun d’entre eux, n’est satisfaisant ni parfait. Ce qui pose problème, ce sont les raisons qui nous poussent à adhérer à un système structurant externalisé. Nous devons accepter notre impossibilité d’apaiser nos inquiétudes métaphysiques. En nous projetant au travers de ces systèmes structurants, nous leur confions la mission de canaliser nos angoisses. Cependant, nous transférons aussi une partie de notre animalité qui s’exprime au travers de nos renforcements primaires (manger, copuler, explorer, conquérir, dominer).

Croire est donc le propre de l’homme, mais ne peut être une fin en soi. Il est le chemin qui doit mener vers une réalité objective de l’existence humaine. Celle de n’être qu’un épiphénomène dans toute l’immensité de l’univers. La seule obligation morale que nous ayons, est de laisser une trace dans l’histoire par nos actions bienveillantes. Cela consiste simplement à laisser un monde meilleur pour nos descendants.

Jean-claude Toquin