Pourquoi l’Histoire est un éternel recommencement ?

Je crois profondément que le propre de l’homme s’organise autour de trois éléments évolutifs fondamentaux : 

  • La conservation d’une rectitude bipédique et les conséquences anatomiques qui en découlent. 
  • Le développement d’un processus inconscient favorisant la structuration d’un système psychique cohérent. Par l’intermédiaire du rêve, l’homme peut par exemple, atténuer l’hégémonie de son stress, et ainsi, permettre l’éclosion d’un système cognitif basé sur le doute et l’expérimentation plutôt que sur des réflexes de survie.
  • La capacité à élaborer un système structurant externalisé transférentiel à son image.

Cette  dernière spécificité me semble un élément prépondérant dans la compréhension du fonctionnement humain et sa faculté inconsciente à reproduire sans cesse, les mêmes mécanismes tout au long de l’Histoire de l’humanité. Pourtant, le système structurant externalisé finalise la transition de l’animalité à l’humanité. Sa fonction fondamentale est d’inhiber les inquiétudes métaphysiques nées de la réflexion de l’existence (angoisse). 

Nous faisons appel à deux formes de système externalisé :

  • Le système structurant externalisé normatif : il s’appuie sur la croyance d’un être sur-naturel, d’une personne dont on a magnifié les exploits ou d’une entité métaphysique. Le respect des dogmes qui structurent cette croyance permet d’accéder à une vie post-mortem idéalisée à l’image des entités vénérées.
  • Le système structurant externalisé collectif : il répond à une structuration sociétale au travers d’une perception sociale, économique, politique, philosophique dans le but d’atteindre une forme de bonheur ici et maintenant.

Ces deux systèmes peuvent exister séparément. Mais ils peuvent aussi se compléter et se complaire ou s’opposer violemment. 

Un système structurant externalisé normatif peut se transformer en système structurant externalisé collectif. On peut dire qu’il y a confusion entre croyance et structuration socio-politique. Inversement, si le système structurant externalisé collectif se transforme en système structurant externalisé normatif, cela signifie qu’un petit groupe d’individus représentatif d’une idéologie sociale s’est imposé par l’intermédiaire d’une structuration économique et politique idéalisée pour le bien de tous.

Quel que soit le système structurant externalisé mis en place, il définit l’homme dans une dépendance transférentielle qui va lui permettre d’évoluer socialement et d’atténuer ses angoisses existentielles. La conséquence d’un tel mécanisme va définir l’ensemble de nos relations aux autres et au monde au travers d’un mécanisme : le transfert positif ou négatif. Socialement, ce processus inconscient se traduit par une hiérarchisation des individus dans une configuration pyramidale. 

L’Histoire est jalonnée de figures emblématiques (Chefs, Seigneurs, Rois, Reines, Empereurs, Impératrices, etc…) qui ont structuré nos civilisations. Les idéologies sociales, économiques ou politiques ne sont pas en reste. Elles forment la grande Histoire du monde. 

Quelle que soit la civilisation ou l’époque, il découle de chaque organisation sociale, une classification des membres qui la constitue en deux catégories : les élites et les autres. Même quand l’idéologie politique se voulait égalitaire, elle distinguait ceux qui appartenait au « parti » et ceux qui en étaient les opposants. Cette dualité est constante et structure nos civilisations jusqu’à maintenant. 

La révolution française est l’exemple le plus spectaculaire. Ce moment de l’Histoire va bouleverser notre perception de l’humanité, du monde et la configuration du pouvoir. Nous pouvons, dans un premier temps, parler d’un changement de paradigme. Les privilèges ont changé de mains et le peuple a repris la maîtrise de son destin en désacralisant la figure royale. Nous sommes tout simplement passé d’un système structurant externalisé normatif à un système structurant externalisé collectif.

La configuration pyramidale de la société a changé de clan (bourgeoisie) sous couvert d’une déclaration des Droits de l’Homme et du Citoyen. Après plus de deux siècles et le recul nécessaire pour en faire le bilan, notre société n’a structurellement pas changée. Les financiers ont remplacés la noblesse, et les politiques le clergé. Les gilets jaunes sont une représentation sommaire du tiers état, encore en capacité d’exprimer leurs mécontentements avant de sombrer dans la pauvreté. En conclusion, nous avons mis plus de deux cents ans pour faire un changement adaptatif et refaire une boucle.

Notre problème n’est pas le système en lui-même car aucun d’entre eux, n’est satisfaisant ni parfait. Ce qui pose problème, ce sont les raisons qui nous poussent à adhérer à un système structurant externalisé. Nous devons accepter notre impossibilité d’apaiser nos inquiétudes métaphysiques. En nous projetant au travers de ces systèmes structurants, nous leur confions la mission de canaliser nos angoisses. Cependant, nous transférons aussi une partie de notre animalité qui s’exprime au travers de nos renforcements primaires (manger, copuler, explorer, conquérir, dominer).

Croire est donc le propre de l’homme, mais ne peut être une fin en soi. Il est le chemin qui doit mener vers une réalité objective de l’existence humaine. Celle de n’être qu’un épiphénomène dans toute l’immensité de l’univers. La seule obligation morale que nous ayons, est de laisser une trace dans l’histoire par nos actions bienveillantes. Cela consiste simplement à laisser un monde meilleur pour nos descendants.

Jean-claude Toquin

Le stress : problème ou symptôme ?

Il suffit de s’attarder un moment sur le web, pour prendre conscience de l’importance que prend le stress sur nos préoccupations quotidiennes. Au-delà des définitions théoriques de rigueur, nous sommes rapidement submergés de conseils et d’avis pour faire face à ce fléau moderne, conséquence d’une vie privée et professionnelle intense et dissonante. La recherche d’harmonie est la quête ultime d’une vie épanouie et moderne. Le coupable est désigné et les spécialistes de tous bords ont fait leur apparition. Le stress, au-delà d’être malheureusement un symptôme stigmatisé et anxiogène, devient l’ennemi à abattre ou du moins à maitriser pour affronter les vicissitudes de la vie quotidienne.

Je m’interroge tout de même sur le niveau de maturité d’une société qui met en lumière ses symptômes et se donne comme mission de les soigner, plutôt que d’affronter les problèmes réels qui la déstructure. Elle préfère détecter, gérer et vaincre ce stress plutôt que de s’interroger sur les sources de celui-ci et prendre les décisions qui s’imposent. 

S’attaquer aux sources, c’est ré-interroger les fondements socio-économiques et politiques devenus des idéologies inattaquables. Nous sommes submergés par un déni structurel de la réalité sociétale qui facilite la répétition permanente de changements adaptatifs au détriment de changements structurels. 

Jean-claude Toquin

Stress : Problème ou symptôme ?

Le confinement une histoire de famille

En ces temps de confinement imprévisibles, il est plus que judicieux de mettre en place une organisation adaptée quant à la prise en charge des enfants au sein de la cellule familiale.

La promiscuité imposée par le confinement peut générer de nombreuses tensions qu’il faut pouvoir réguler par une organisation familiale adaptée au contexte. La structuration du temps est donc un outil important dans la gestion quotidienne de la relation familiale surtout en ces temps difficiles.

Elle repose sur trois besoins :

  • Le besoin de structure (ne pas avoir à se demander chaque matin comment se comporter,
  • Le besoin de stimulus : intimité physique (figures parentales)
  • Le besoin de reconnaissance : nécessite de la présence d’autrui au travers de signes verbaux, non verbaux, de contacts physiques.

Voici un petit dossier pour vous aider à organiser vos journées et permettre à chacun de vivre plus sereinement cette étape.

Ne pas confondre Amour et Attachement

https://fannys.fr/les-liens-dattachement/

On confond trop souvent l’amour et l’attachement. On pense que les efforts pour conserver la relation démontre notre amour.     

Nous nous trompons !!!

Je t’aime rends moi heureux c’est de l’attachement cela provoque de la douleur autant à vous qu’à l’autre.

L’amour dit : 

« je t’aime et je veux que tu sois heureux avec ou sans moi. »

Nous nous attachons car nous avons peur du vide intérieur et nous voulons que quelqu’un d’autre nous remplisse de cette sensation mais cela n’arrive pas tant que l’on ne se trouve pas soi même.

Une petite fille demande à son ami : c’est quoi l’amour ?

L’amour c’est quand tu me voles un morceau de chocolat chaque jour dans mon sac, et que moi tous les jours, j’en mets un exprès pour toi.